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FLEURS DU DONEZAN

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   Le micro climat du Donezan (n’oublions pas que nous sommes tout près de la Cerdagne ; endroit le plus ensoleillé de France) fait que nous sommes particulièrement gâtés en ce qui concerne la flore alpine. Les mois de juin et juillet notamment sont un véritable enchantement pour qui souhaite admirer dans les prairies d’altitude naturelles d’innombrables palettes de couleurs qui semblent tout droit sorties d’un tableau impressionniste.

   Entre Noubals et Barbouillère, les marcheurs passionnés peuvent s’amuser à reconnaître de très nombreuses espèces différentes.

   Je vais juste citer celles que j’ai pu rencontrer au cours de mes pérégrinations et vais essayer de m’attarder un peu plus sur celles qui caractérisent le mieux, à mon avis, notre petit Pays, qui en font sa beauté, qui sont aussi bien souvent les plus rares et les plus protégées.

   A ce sujet, permettez-moi de retranscrire tel que le message indiqué dans tout bon manuel ou guide floral :

 

«  NE CUEILLEZ PAS LES FLEURS ! LES PLANTES DE HAUTE MONTAGNE SONT FRAGILES ; ELLES APPARTIENNENT AU PAYSAGE, POUR LE PLAISIR DE TOUS ».

 

   Je me suis aidé dans mon inventaire de l’ouvrage de G.DUPIAS : « Fleurs du parc national des Pyrénées ».

   Les numéros entre parenthèses renvoient à l’album photo.

 

   Commençons la ballade : au hasard d’un chemin, et par ordre alphabétique s’il vous plait…, vous pourrez croiser l’Achillée mille feuilles –juin/sept- (1), LAconit Napel (2)ou Casque de Jupiter qui nécessite par sa présence une première halte : cette plante vivace fleurit de juillet à septembre elle possède une tige simple et une racine tuberculeuse. Son inflorescence est constituée de grappes simples, serrées, avec des fleurs bleues foncés ou violacées en forme de casque légèrement plus haut que large. C’est une plante extrêmement toxique dans toutes ses parties surtout dans sa racine.

   On croisera également l’Aconit vénéneux ou Anthore à fleurs jaunes (3) qui, comme son nom l’indique se distingue par la couleur de ses fleurs et l’Aconit tue loups(4) qui a des fleurs plus irrégulières en forme de casque conique étroit qui sont jaune pâles .

 

   L’Ancolie –mai/juil- (5) fait également partie du paysage ainsi que l’Ancolie des Pyrénées –juin/août- (6), l’Anémone Sylvie –mars/mai- (7) et l’Anémone printanière(8) dont la rareté et la beauté valent une seconde halte : c’est une fleur pendante en bouton puis dressée mais peu ouverte. Assez grande, blanchâtre au-dedans, violacée et couverte de poils soyeux jaune cuivré en dehors posée sur une souche épaisse et noirâtre. Elle fleurit d’avril à juin.

 

   Même chose pour l’Anémone soufrée(9) : grande fleur jaune à souche épaisse qui fleurit de juin à juillet, elle pousse sur une tige velue portant une seule fleur.

  Et l’Arnica(10) : plante robuste qui fleurit de mai à juillet sur une tige dressée simple. Les pétales sont jaune orangés, c’est une plante toxique mais en usage externe elle peut être utilisée contre les traumatismes sans plaie.

 

   On remarquera l’Aster des Alpes- juin/août-t  (11), l’Astragalle de Montpellier- avril/juil- (12),l’Aster des Pyrénées-août/sept- (13), l’Asphodèle à fleurs blanches-mai/août-(14), la Barbe de Bouc juin/août (15), le Bois Joli ou Bois Gentil(16) qui est un arbrisseau à tiges dressées, souples, grisâtres formant un buisson surmonté de fleurs rose pourpres odorantes. Ses baies ovoïdes rouges persistent longtemps sur ses rameaux de février à mai.

   On continue avec la Campanule dressée-juin/août-(17), la Camomille des montagnes-juin/août-(18) pour s’arrêter sur la Carline artichaut dit « soleil »(19) que l’on croise souvent au bord des routes : c’est une plante sans tige formant une énorme rosette de feuilles appliquées sur le sol. Elle fleurit de juillet à septembre sur des pelouses sèches, rocailleuses. Son réceptacle est comestible comme celui de l’artichaut.

 

   IL se peut que l’on rencontre également la Carline sans tige-juil/sept-(20), la Céphalentere à feuilles longues-avril/juin-(21), le Chardon bleu des pyrénées-juil/août(22)-, le Cirse laineux-juil/sept-(23), la colchique des Pyrénées au mois de septembre(24), la Digitale jaune-juin/août-(25), l’Eglantier velu-mai/juil-(26), l’Epilobe ou Laurier saint antoine-juin/sept-(27), l’Erythone dent de chien-avril/juin-(28),les diverses variétés de Genêts ; ailé-mai/juil-(29), horrible…-juin/août-(30)ou velu-avril/juil-(31).

 

   On ne pourra éviter la Gentiane de Koch en juin/juillet(32) pour laquelle j’ai une attirance particulière : c’est une plante à souche épaisse qui possède une tige très courte et une seule fleur très grande et dressée en cloche d’un bleu vif à reflets pourprés tachée de vert intérieurement.

   Dans la même famille il existe la Gentiane de Burser-juin/août-(33), la Gentiane champêtre à fleurs violettes-mai/oct-(34) et la grande Gentiane ou Gentiane jaune (35): c’est une plante à longues racines charnues avec une tige robuste soutenant de grandes feuilles ovales opposées, ses fleurs jaunes de juin à août se présentent en inflorescence terminale.Ses racines contiennent une substance amère, tonique, stimulante des fonctions digestives et douée de propriétés analogues à celles de la quinine, utilisée dans la préparation d’apéritifs.

 

 

 Un peu plus loin, on évitera de piétiner le géranium des bois-juin/août-(36) ou la grassette commune qui est une « plante carnivore »(37) : elle fleurit de mai à juillet et vit près des marais ou des sources. Fleur solitaire sur un long pédoncule, elle est penchée et de couleur violet pâle, plante carnivore, elle englue de petits insectes sur ses feuilles. 

   On pourra trouver également des grassettes à feuilles allongées-mai/août-(38), des Hellébores verts-mars/avril-(39), des Hépathiques-mars/avril(40)- et même la joubarbe des montagnes(41) : plante à feuilles épaisses et charnues ressemblant à de petits artichauts avec des feuilles velues sur les deux faces.les fleurs de juin à août sont rose foncé et assez grandes.

   IL existe également et dans le même coin le Lilas d’Espagne-mai/juil-(42), le Lin des Alpes-juin/août-(43), la Linaigrette à feuilles étroites-mai/juil-(44).

 

   Le Lis Martagon(45) et le Lis des Pyrénées(46) représentent certainement les espèces les plus remarquables, les plus rares et les plus protégées. Ils fleurissent de juin à juillet sur une période assez courte.

   Le Lis Martagon est une plante à bulbe, à tige élancée, dressée et feuillée dans les 2/3 inférieurs. Ses fleurs sont des grappes lâches, penchées, assez grandes d’un rose violacé parsemé de pourpre aux pétales roulés en dedans. Il faut le chercher pour la vue mais non pour son odeur qui n’est pas très agréable.

   Le Lis des Pyrénées reprend un peu les mêmes caractéristiques que son « cousin » avec des différences : la tige est feuillée sur toute sa longueur avec des feuilles plus fines et plus nombreuses, les fleurs en grappes pendantes sont d’un jaune vif ponctué de brun.

 

   On peut encore énumérer la Menthe à feuilles longues-juil/sept-(47), le Myosotis alpestre-juin/sept-(48) et décrire plus précisément le Narcisse(ou jonquille) bicolore (49)qui est omniprésent dès la fin du mois d’avril dans les prairies d’altitude : Il fleurit véritablement de mai à juillet, il a de grandes fleurs blanches ou jaunes solitaires dominant une longue tige dont les feuilles à la base forment un bouquet naturel. A ses côtés, le Narcisse des poètes(49bis) apporte sa touche personnelle.

 

   Mais vous découvrirez encore des Œillets de Montpellier-mai/août-(50), des Orchis tachetés-mars/juil-(51), des Orpins à feuilles courtes-juin/août-(52), un Parnassié-juil/août-(53), un Pédiculaire de Pyrénées-juin/août-(54), une Pirole-juin/août-(55), un Pied de chat-mai/juil-(56), du Pigamon à feuilles d’Ancolie-mai/juil-(57), une Primevère élevée-mai/juin-(58), de la Raiponce orbiculaire-juin/août-(59), une Renoncule de Gouan-juin/sept-(60), une Renoncule de Pyrénées-mai/juil-(61).

 

   Vous ne pourrez éviter le Rhododendron ou Rosage du mois de juin au mois d’août(62) mais n’essayez pas de traverser une prairie au milieu des arbustes à moins de posséder une bonne et solide paire de guêtres…le Rhododendron est un arbrisseau ramifié en buisson à tiges tortueuses surmontées de fleurs rouges en ombelle terminale. Les feuilles fraîches sont toxiques et peuvent causer des empoisonnements aux moutons par exemple .

   Près des rhododendrons remarquez les saxifrages (62)qui s’agrippent aux rochers-avril/juin, les Scabieuses-juin/sept-(63), et en contrebas, dans un coin humide les Scilles ou fausses jacinthes-avril/mai-(64).

 

   Arrêtez vous près d’une Soldanelle des Alpes (65): c’est une plante à souche fibreuse dont les feuilles sont petites et placées à la base de la tige, elles sont d’un bleu violacée disposées en petites ombelles penchées avec des franges linéaires.Elle fleurit dès la fonte des neiges de mai à août et se trouve souvent à proximité des névés.

   Ne manquez pas le Trolle d’Europe(66) : On remarque tout de suite cette fleur solitaire au sommet de sa tige qui est d’un jaune d’or en forme de boule. Ses feuilles à sa base sont largement découpées, c’est une plante vénéneuse.

  Pour finir Humez  le parfum de la Violette des Pyrénées-mai/juil-(67).

 

   Cet inventaire n’est pas exhaustif, il se veut simplement le reflet de la diversité florale existant dans ce petit coin de montagne et représente quelques heures d’observations.

   N’hésitez pas à faire part de vos critiques, suggestions ou observations, à poser des questions ( attention vous avez affaire à un amateur…), nous échangerons nos expériences sur le terrain.